Un festin préhistorique à base d’aurochs

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La revue internet http://www.hominides.com , relate la découverte en 2011 d’un BBQ préhistorique publié dans  le Journal of archaeological Science, l’étude par des chercheurs hollandais qui ont découvert dans leur pays une scène de chasse et de repas inhabituelle, datant de la fin de la préhistoire (du paléolithique supérieur).

la découverte de ceci se fit dans la vallée de la Tjinger près d’une rivières des Pays Bas, les scientifiques ont trouvés des « grillades » taillées dans une femelle aurochs. Ils ont examinés les traces de combustions, les os et les outils puis en on conclut qu’ils datent de 7700 ans.

Ainsi, le site nous indique qu’il est une preuve de séance de chasse puis de repas des chasseurs cueilleurs préhistoriques.

La reconstitution de la scène et les connaissances sur cette période informent que l’animal était pris dans un piège et a été violemment frappé, et ensuite découpé. La moelle osseuse a apparemment été enlevée et consommée.  Des marques de brûlures sur des restes et le sol indique que le gibier à été rôti à l’endroit même.

Concernant l’aurochs, c’est un boeuf sauvage eurasien, c’est aussi l’ancêtre de nos actuels bovins sauf que celui ci était bien plus grand et avait de très grandes cornes.

Cet animal fut chassé mais moins que le renne, le cheval et le mammouth car il était difficile à avoir.

Au 16e, il était domestiqué mais s’est éteint durant ce siècle. Son extinction est dû à la domestication et la destruction de environnement vitale.

M.

la disparition du bison préhistorique

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Apparu il y a environ plus de 900 000 ans, le bison préhistorique fut comme le renne très chassé par les hommes du paléolithique pour sa viande, sa fourrure et ses os. Il est aussi connu des gravures et peintures dans les abris sous roche des grottes préhistoriques de France et d’Europe.

Il vivait dans des milieux froids car c’est là qu’il s’adaptait le mieux à ses besoins et se sentait bien pour y vivre. Ses poils faisaient sa grande résistance au froid.

Les paléontologues ont découverts des ossements qui ont menés à montrer 9 espèces de bisons à la préhistoire mais qui ont toutes disparues aujourd’hui. On date la disparition du bison à environ 100 000 ans qui serait du à un changement climatique.

celui-ci était herbivore et vivait en troupeau, il était plus grand que le bison actuel, et plus fort. Ses cornes pouvaient mesurer jusqu’à 1,5 mètres.

voici le squelette d'un bison des steppes
sources: http://farm5.staticflickr.com/4138/4889032941_2ac5b9baf7_z.jpg

Aujourd’hui, le descendant du bison préhistorique est l’actuel bison que l’on voit en Europe et en Amérique du Nord avec les indiens (ci dessous).

voici l'image d'un bison que l'on peut rencontrer actuellement dans les plaines d'Amérique du Nord.
source: http://diamanpaix.d.i.pic.centerblog.net/6s8xyu5b.jpg

M.

L’ours préhistorique

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1) des sources documentaires

A travers ce documentaire sur Youtube de 3mn, vous allez découvrir l’ours des cavernes , qui était-il ? comment vivait-il?

Suite à la découvertes d’ossements à Entremonts-Le Vieux, les archéozoologues ont donc mis au jour l’espèce de l’ours préhistorique et un musée lui a été dédié en ce lieux.

A voir absolument!

source: http://www.youtube.com/watch?v=4Q8lMwVzme4

Ensuite,Sur France 5, découvrez aussi qui était l’ours à la préhistoire avec  » prédateur de la préhistoire, l’ancêtre du grizzli », on y apprend son mode de vie, son alimentation et capacités physiques.

L’ours est un animal endurant à la préhistoire! Il cours très vite, et bien plus vite qu’un cheval. La chasse son activité principale, lui permettait d’accéder grâce à sa rapidité à une variété de proies. Bien plus grand que le grizzli et l’ours actuel, un coup de pâte suffisait à tuer d’un coup sa proie ou adversaire lorsqu’il s’agit de charronnage (mangé un cadavre animal déjà mort).

Documentaire de 48 mn très complet et passionnant! A visionner!

source pour documentaire de France 5 Dailymotion : http://www.dailymotion.com/video/xlqrdq_fr5-predateurs-de-la-prehistoire-l-ancetre-du-grizzli-dim-26-dec-2010_tv?search_algo=1

2) Notes à propos de l’ours à la préhistoire

L’ours est apparu il y a environ 250 000 ans sous le nom de « Ursus spelaeus », on l’appel aussi l’ours des cavernes. Comme beaucoup d’espèces, il disparut  durant le quaternaire (période climatique) vers 10 000 ans.

Cet animal était gigantesque, rapide et brutale lors de la chasse ou défense de sa  proie. Les mâles pouvaient atteindre 3,5 m de hauteur et pesaient jusqu’à plus de 450 kg. Ils s’alimentaient de végétaux car les molaires de ceux -ci indiquent avec l’usure un régime a priori végétarien.

M.

Le Renne à la préhistoire

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Le renne est un animal qui à la préhistoire se nourrit essentiellement de végétaux, qu’il doit également chercher sous la neige lors de périodes de grand froid.

Celui-ci fut très chassé à la préhistoire pour sa chair et sa fourrure qui tenait extrêmement chaud, ainsi que ses bois. Il était chassé par des groupes d’hommes préhistoriques car à plusieurs il est plus facile de l’attrapé en chasse collective. Le renne à été découvert à travers des chantiers archéologiques comme celui de Pincevent en Seine et Marne mais aussi grâce aux peintures pariétales des abris sous roche dont les hommes préhistoriques en faisait le dessin ou la gravure à travers des scènes de chasse.

Le renne depuis la préhistoire à su évoluer convenablement puisqu’il ne se sens bien que dans les pays froids, il a donc su s’habituer à ce climat et se déplacer afin d’y trouver un environnement  à son aise et adapter ses besoins en nourriture.

De plus, concernant son évolution il est plus petit qu’à la préhistoire, tandis que le mégalocéros par exemple, lui  a complètement disparu et était bien plus grand, ses bois étaient immenses (ci dessous).

Ci-dessus, une illustration  du squelette du renne, notons que la morphologie du renne n’a pas connu d’évolution à cette période. Il est toujours resté le même (et depuis, est devenu laccolite du père noël  dont on le voit tirer le traîneau en pays froid !).

M.

Les rapports entre le mammouth et l’homme

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Les rapports entre les mammouths et les hommes éveillent de nombreux fantasmes car ils sont mystérieux et mal connus. La question qui revient le plus souvent est : est ce que les hommes chassaient les mammouths ? Il est difficile de répondre à cette question qui n’est pas du tout nuancée. De quel hommes parle t on ? De quels mammouths ? A quelle époque ? En tout cas une chose est sur, c’est que les mammouths sont des forteresses, et que les hommes des toutes petites choses à côté. Pour rappel un mammouth a une peau épaisse couverte de plusieurs épaisseurs de poils qui le protègent. (voir anatomie du mammouth) Les sagaies même lancées avec un propulseur ne devaient pas pénétrer profondément sa chair. De plus comme les éléphants, les mammouths ne se déplacent jamais seul et font très attention à leurs petits. Il faudrait donc isoler un individu chétif ou malade et s’assurer que les autres ne viennent pas nous piétiner. On a souvent parlé de techniques pour acculer un mammouth et le faire tomber du haut d’une falaise. Il est évident d’une chute peut tuer un mammouth, mais les moyens mis en place pour un tel résultat sont énorme. Ils faut beaucoup de personne et le danger est réel. Les hommes de tout les temps nous ont montrés qu’ils préféraient en général aller au plus simple. Les autres proies plus faciles comme les rennes ou les chevaux ne manquant pas, il est possible qu’ils ne se soient donné du mal qu’exceptionnellement pour tuer un mammouth, voir jamais. Les hommes du Paléolithique pratiquaient également le charronnage, et auraient été capable de récupérer de la viande et de l’ivoire sur un animal déjà mal. De plus les mammouths comme les éléphants ont la particularité de venir mourir au même endroit, formant les célèbres cimetières d’éléphants. Il est très grandement probable que par opportunisme les hommes aient récupérés les ossements ou la viande qui les intéressaient. Ces hypothèses ont été plus grandement étudié quand en Ukraine à été faite une incroyable découverte. Une grande quantité d’ossements de mammouth a été utilisé par Neandertal comme matériaux de construction pour des huttes, qui semblent sorties d’un décors en carton d’Hollywood. Pourtant il s’agit bien d’une réalité archéologique. Chacune de ces hutte comptait entre 150 et 650 os de mammouths. On y a dénombré au total 97 crânes, 109 mandibules, 92 défenses et plusieurs centaines de grands os. En voyant ses huttes dont la structure interne est composée d’os de nombreux mammouths, il est alors difficile de croire que tout ces ossements sont issus d’une chasse à grande ampleur, ils ont probablement été récupérés, peut être dans un cimetière de mammouth. En tout cas une chose est sur, c’est que si le froid n’avait pas la propriété d’atténuer l’odorat, l’odeur des ossements auraient rendu la maison insupportable à vivre, en tout cas pour des gens aussi sensibles aux mauvaises odeurs que nous. On accuse également souvent les hommes d’avoir exterminés les mammouths par une chasse intensive, ce qui là aussi semble assez improbable.

Reconstitution au Paléosite de Saint Césaire d'une hutte dont la structure interne est entièrement composée d'os de mammouth (Source : http://www.hominides.com)

Une autre question nous apparait, peut être est elle biaisé par notre intérêt pour cet animal, le plus populaire de toute la préhistoire. Les mammouths étaient ils importants pour les hommes ? Ils ne sont que très peu représentés sur les parois des grottes. L’auroch et le cheval étant majoritairement présent. On trouve cependant beaucoup de pièces sculptés dans de l’ivoire de mammouth. Mais il n’est pas évident que ces objets sont plus prestigieux que ceux réalisés en os.

Cependant pour ces peuples néandertaliens qui ont construit avec tant d’acharnement ces huttes en os, le mammouth avec peut être une signification particulière. On pourrait penser qu’il était seulement considéré comme un matériaux de construction quelconque, et réaliser que nous ne portons pas de culte au béton et aux parpaing même s’ils nous sont bien utiles. Cependant un indice nous laisse perplexe. Certains crânes de mammouths de la plus grande hutte ont été retrouvés avec des traces de motifs géométriques peints à l’ocre rouge et jaune. Alors simple support de peinture pour un intérieur raffiné, ou objet d’un culte domestique ? Nous ne connaitrons jamais la réponse mais nous restons quand même troublé à la vu de ces crânes peints.

Crâne de mammouth présentant des motifs géométriques réalisés à l'ocre rouge (Source : http://acoeuretacris.centerblog.net)

 

MS

 

Anatomie du Mammouth

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Le mammouth est un mammifère de la famille des éléphantidés. Contrairement à ce que l’on pourrait penser il ne sont pas les ancêtres des éléphants mais une branche cousine aujourd’hui disparue. Les mammouths ont disparu au début de l’Holocène en 1 700 ac JC. Cette période climatique est caractérisée par un réchauffement du climat qui poussa les mammouths à migrer vers le nord. On trouve les dernières traces de mammouths en Sibérie sous la forme de momie, le froid sec les ayant très bien conservé jusqu’à aujourd’hui. Lyuba est l’un de ces spécimens exceptionnels. C’est un bébé  mammouth femelle âgé d’à peine un mois, conservé par le climat depuis sa mort, il y a 42 000 ans av JC.

Lyuba en compagnie d'un petit garçon nénéts. Cette femelle âgée d'un mois au moment de sa mort à été trouvé en mai 2007 par des éleveurs nomades nénets au cours de leur migration. 41 993 séparent le bébé mammouth du petit garçon. (Source http://www.parismatch.com)

Grâce aux nombreuses découvertes de mammouths momifiés naturellement, il nous est possible de mieux comprendre leur anatomie. Pour la plupart des animaux seuls les os sont retrouvés. Les chairs, cornes, sabots et pelages disparaissant avec la décomposition, et les informations qu’ils contiennent aussi. Observer une momie de mammouth c’est avoir pour la première fois une idée très précise de ces parties habituellement manquantes, car le froid conserve les chairs, les poils et les organes dans un état impeccable. Grâce à ces découvertes exceptionnelles il nous est plus facile de parler avec précision de l’anatomie du mammouth.

Il existent de nombreuses espèces de mammouths issus d’une souche africaine très ancienne. Ils se sont répartit sur l’ensemble du globe en développant chacun des particularités adaptés à leur milieux. On y voit apparaitre même des espèces naines.  Mais pour se faire une idée général, les mammouths ont dans la plupart des cas une taille et un poids similaire aux éléphants d’Afrique.

Durant ces épisodes de glaciations, les mammouths ont développé une grande adaptation au froid. Cette protection est présente sur l’ensemble de leur corps, entièrement adapté au climat. Ses oreilles et sa queue sont courtes pour ne pas faire de dépenses énergétiques inutiles. Les mammouths possèdent également une importante couche de graisse d’une épaisseur de 8cm, ainsi qu’une réserve au niveau de la nuque qui forme une bosse. Cette réserve composée de graisse les aide à conserver de l’énergie même quand la nourriture se fait rare et quand le température tombe. Sur cette grosse couche de graisse, se trouve une solide peau de 2cm d’épaisseur recouverte de trois types de poils, duvet fin, moyen et très épais. Les poils les plus épais mesurent 1m de long. Ils sont rêches et solides, leur fonction est  de protéger des chocs, alors que les deux couches de duvets et assurent une isolation parfaite contre le froid. Le mammouth est ainsi entouré d’une épaisse carapace de poil qui le protège à la fois du froid et des coups et morsures des prédateurs. Couplé à sa taille, cette armure fait de lui une forteresse. Il peut également se défendre avec ses défenses d’ivoire. Lorsque l’on observe le comportement des éléphants actuels ont a une petite idée de la façon dont pouvaient se comporter les mammouths. Ils vivaient en groupe et se protégeaient les uns les autres, ils gardaient les autres animaux à distance et étaient certainement aussi prompt à charger et à piétiner que leurs cousins actuels. Le seul et unique point faible du mammouth est son anus. La chair est tendre mais il est protégé par un clapet qui évite les courants d’air.

Les mammouths sont des herbivores, et comme les éléphants actuels ils étaient probablement en constant déplacement pour trouver leur nourriture, d’autant plus qu’au Paléolithique la végétation était plus rare et plus chétive. Pour fouiller sous la neige on suppose que les mammouths utilisaient leurs défenses. Leurs dents sont plates et striées, elles agissent comme des meules et broient les végétaux. Les plus usées brillent et sont complètement polis par le frottement.

Différentes molaires de mammouth correspondants à plusieurs âge de la vie de l'animal. (Source : http://www.museum-neuchatel.ch)

 

MS

Anatomie du cheval, de la préhistoire à nos jours

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Comme nous l’avons vue dans l’article précédent le sujet sur les équidés, il semble intéressant de s’arrêter sur l’évolution ostéopathique  du cheval.

En effet, en quelques milliers d’années, celui-ci à connu une croissance et un changement radicale concernant son anatomie.

Le schéma ci dessous nous montre la forme des membres et de la tête à travers les périodes préhistoriques: on remarque donc qu’ à la préhistoire le cheval est de petite taille et n’a pas de sabots mais des doigts, allant de 3 à 4 doigts (CF image du Mesohippus tout en bas et Merrychipus qui suit après).

Lorsque vient la fin de la préhistoire on distingue par rapport à l’image la plus haute que le cheval à des sabots (CF image du haut l’Equus)et qu’il est bien plus grand. On le voit par rapport à a grandeur de la tête et la longueur des membres que l’on distingue sur la droite du schéma.

Ainsi, on peut donc dire que la présence archéologique d’équidés à permis cette reconstitution schématique de son existence à la préhistoire, cela à aussi permis de comprendre son mode de vie et se rendre compte qu’au départ ces animaux sont très petits et au finale, aujourd’hui ils atteignent une taille au garrot impressionnante du fait du changement ostéopathique.

Expositions à voir en ce moment

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Voici quelques expositions qui se tiennent actuellement et qui ont pour thème la préhistoire. Elles ne sont pas ciblées directement sur les animaux, mais e sont des expositions de grande qualité qui vous permettrons d’approfondir vos connaissances ou de découvrir l’univers de la préhistoire de façon ludique et simple.

 

Préhistoire(s), l’enquête
Au Palais de la découverte
du 13 décembre 2011 au 17 juin 2012 

Affiche de l'exposition "Préhistoire(s), l'enquête" au Palais de la découverte (Provenance : http://www.hominides.com)

Le Palais de la découverte accueil une exposition originaire du Muséum d’histoire naturelle de Toulouse  qui révolutionne les codes d’une exposition classique. Il s’agit d’un circuit ludique qui tourne autour d’un seul objet archéologique : la double sépulture de Téviec, découverte au large de Quiberon en 1928. Cette sépulture est présenté comme une scène de crime, et le point centrale de l’exposition est une table d’autopsie sur laquelle sont déposées des moulages des squelettes. Le visiteur est invité à prendre un livret qui le guide dans l’exposition au fur et à mesure de la découverte d’indices.

Table d'autopsie rendue interactive au moyen d'écrans et de tablettes tactiles. (Provenance : http://www.hominides.com)

Ce procédé d’exposition très original et nous permet de découvrir par le biais de la sépulture, tout l’univers qui étaient familier à ces hommes.  En mettant en avant les nouvelles technologies inspirées de la médecines légales qui servent actuellement les problématiques archéologiques, on donne un nouveau souffle à sa perception par le public.

Autour de l’exposition :

Les médiateurs scientifiques du département des Sciences de la terre animent tout les mercredi et les samedi à 16h30 l’exposé « Aux origines de l’homme« , au contenu spécialement revu pour l’exposition.

 

 

 

L’identité retrouvée
Reconstructions anatomiques d’Elisabeth Daynès
Exposition au Musée départemental de Préhistoire d’Ile-de-France
Nemours
Du 1er octobre 2011 au 23 septembre 2012 

Affiche de l'exposition "L'identité retrouvée" au musée de la préhistoire de Nemours (Provenance : http://www.hominides.com)

Comme toujours le musée de Nemours prépare du contenu de qualité, qu’il s’agisse de son exposition permanente ou d’expositions temporaire. Cette si intitulée « L’identité retouvée » est une véritable merveille. Elle s’organise autour du travail remarquable d’Elisabeth Daynès qui a procédé à de nombreuse reconstruction anatomiques à partir d’ossement archéologiques.  Ses sculptures en latex sont d’un réalisme saisissant et sont d’un grand intérêt scientifique car elles ne sont pas basées sur la fantaisie de l’artiste, mais sur sa très grande connaissance de l’anatomie humaine et à son savoir faire. En combinant art, science et technologie elle redonne un visage à ces hommes et ces femmes du passé.

On découvre dans cette exposition une reconstitution de son atelier, puis l’infini diversité des visages humais à travers l’univers glacial des criminologues. On y voit également un moulage taille réelle du cadavre d’Outzi saisissant de réalisme. Pour cette raison il est annoncé en début d’exposition que le contenu est susceptible de choquer.

Pour le musée de Nemour, Elisabeth Daynès a produit un moulage à partir des ossements d’un des hommes d’une des sépulture de Balloy (Néolithique moyen,  -4 700 à – 4 300 environ). Cet homme que l’on a appelé l’homme du Cerny, a bénéficié d’une reconstitution de la totalité de son corps que l’on peut voir dans l’exposition, ainsi qu’un film qui détaille les différentes étapes du travail de l’artiste. On peut y voir également d’autres moulages qui donnent corps à d’autres hommes et femmes d’époques tout à fait diverses (comme par exemple la reconstruction à partir du crâne supposé de Lapérouse) .

Elisabeth Daynes apportant des finitions à la reconstruction de l'homme du Cerny (Provenance : http://www.hominides.com)

Cette exposition est très originale et absolument inédite. Le travail d’Elisabeth Dayès nous est connu à travers de nombreux reportages ou elle assiste les archéologues en proposant des reconstructions. Cependant son travail à la fois unique et précieux méritait d’être exposé et expliqué au public.

Profitez en pour visitez également l’exposition permanente qui a été enrichie de quelques pièces et qui est toujours d’une aussi bonne qualité.

MS

Le cheval préhistorique, évolution et environnement

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Le Cheval était bien présent à la préhistoire, aussi bien physiquement qu’ artistiquement car il a été représenté sous forme de peinture ou gravure sur parois rocheuse . Il a connu une évolution anatomique assez impressionnante. Le cheval à la préhistoire fait la taille d’un chien soit environ 50-60cm (ci dessous du nom de Hyracotherium) au garrot, ce qui est très petit, alors qu’aujourd’hui certaines races atteignent 2 mètres, mais la moyenne reste d’environ 1m60 (Ci dessous du nom de Equus).

anatomie du cheval

image montrant évolution anatomique du cheval à la préhistoire jusqu'à aujourd'hui.
source: :http://expobiologie.free.fr/cheval_de_pre_fichiers/image010.jpg

Le cheval se nourrit alors à cette période de végétaux, les scientifiques ont découvert son alimentation en étudient les dents de celui ci, en effet la forme et l’usure indique la consommation de végétaux (herbes de pâturages, herbes séchées semblable à la paille…) ainsi que son âge.

Dent de cheval du site de Pincevent dans le Bassin Parisien (source :http://www.musee-prehistoire-idf.fr/library/dent-Pincevent-portrait)

Cet animal a donc évolué avec son milieu environnemental et climatique, petit à petit il change physiquement et se déplacera jusqu’en Mongolie ou la race du Cheval de Prjevalski naîtra au 19e siècle lors de sa découverte par un explorateur russe M. Przewalski, animal apprécié pour sa chair d’après les chasseurs mongols. Ce cheval n’a jamais été dresser par l’homme (image ci dessous).

Au fil des années, le cheval ira même jusqu’en Amérique du Nord ou des races vont émergées et êtres domestiquées ainsi la discipline de l’équitation voit alors le jour et devient un sport reconnu mondialement.

M.

Y avait il des poulemouths au paléolithique ?

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Est ce que comme on le voit dans le film d’Alain Chabat « RRRrrrr!!! » (sorti en 2004) les hommes préhistoriques vivaient au milieu de nombreux animaux, comme ces fameuses poulemouths ? Même si la fantaisie du film a fait mettre des petites défenses de mammouths à ces malheureux poulets, la question reste pertinente. Existait il des poules au paléolithique ?

Un spécimen de poulemouth, extait du film "RRRrrrr!!!" d'Alain Chabat (2004)

Les restes d’oiseaux, par leur taille et leur fragilité sont très rarement conservé, et on ne trouve que peu de trace de cette part importante de la faune. Pourtant il est certain qu’il n’y avait pas de poules (et encore moins de poulemouths) au Paléolithique. Les poules que l’on connait en Europe proviennent d’un foyer de domestication en Nouvelle Guinée ou en Asie du sud, entre 7 000 et 4 000 ans av JC. L’animal est utilisé pour sa chair et ses œufs, et connait un essors qui favorise son développement dans le monde entier.

Et le canardmouth ? (qui sont en réalité des oiemouths, mais la sonorité n’était pas belle) Comme les oies, les canards sont domestiqué depuis le 3ème millénaire av JC en Égypte. Il existe également un autre foyer de domestication en Chine, sans qu’il y ait d’échange entre ces deux espaces. Quant au dindon il n’est domestiqué que depuis 1 000 ans par les mexicains pour un usage alimentaire.

Deux spécimens de canardmouth, extait du film "RRRrrrr!!!" d'Alain Chabat (2004)

Alors pas de poulemouths ni de canardmouths dans le paysage du paléolithique. Mais ne soyez pas déçu, il y a beaucoup d’autres espèces d’animaux toutes aussi sympathiques.

 

MS

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